You are currently viewing Les Eloges, enfin une cérémonie sympa !

Les Eloges, enfin une cérémonie sympa !

Lundi dernier, dans l’intime salon Diaghilev du théâtre Châtelet, la cérémonie de remise des prix Les Eloges consacrait ses premiers lauréats. Constance Arnoult raconte la création d’un prix qui dépoussière le spectacle vivant.

Animée par Elysée Moon, dragqueen lyrique, le rythme soutenu de la cérémonie ne laissait pas l’occasion de souffrir de ses talons hauts ou d’échapper un bâillement. Discours succins et percutants, quelques mots de remerciements teintés d’humour, jets de fleurs et place au DJ set ! Entre deux conversations avec Paul Marque (danseur étoile à l’opéra national de Paris et membre du jury) et Fleur Copin (artiste et ancienne danseuse du Crazy Horse), on se fait croquer le look par des dessinateurs, remaquiller par Guerlain (l’un des prestigieux partenaires de l’évènement) en lorgnant sur les extravagantes perruques de l’Opéra-comique. La soirée, ponctuée de performances de musiciens et de danseurs, était résolument chic et moderne.

« Un prix du cœur, pas du meilleur »

Pour Constance, Les Eloges représentaient la continuité logique du compte Instagram L’Eloge, qu’elle partage avec ses deux associées Anaëlle Malka et Dobra Szwinkel et sur lequel elles évoquent leurs coups de cœur culturels. Une énergie féminine qui casse les codes en rendant accessible les arts de la scène. « On ne travaille pas forcément bien avec ses amies, mais là, c’est formidable » se réjouit Constance.

Le projet du prix nait en janvier 2023, dans la philosophie de L’Eloge. Mettre en lumière les artistes qu’elles aiment. « Une particularité du prix, très importante pour nous, c’est de mettre en avant les artisans du spectacle vivant qui sont des métiers de l’ombre. Et de récompenser des duos parce qu’il y a la tête pensante mais aussi la personne qui travaille main dans la main avec elle, souvent le chef d’atelier. » Ainsi neuf catégories transversales ont été créées et réunies en trois parties : artistes créateurs et créatrices, artisans créateurs et créatrices et artistes interprètes.  « C’est un prix fait pour rassembler. Il est amusant, détendu mais exigeant tout de même. »

Trié sur le volet

Dans ce dessein titanesque, les organisatrices se sont entourées des personnalités qui ont collaboré de près ou de loin avec le compte L’Eloge. « Pour cette première édition, je pense qu’on avait besoin de se sentir soutenues et comprises. On a choisi que des personnes dont on admire le travail. Il fallait qu’une énergie commune circule. » Même régime pour leurs partenaires. Guerlain et le Théâtre du Châtelet (pour ne citer qu’eux) ont œuvré plusieurs fois avec L’Eloge. « Nos partenaires sont profondément alignés avec nous, nos valeurs. » Si cette année le prix n’était pas ouvert au public, cinq des abonnées les plus loyales ont pu assister à la soirée. « C’était impensable que la communauté de L’Eloge ne soit pas représentée. Sans elle, nos projets n’existeraient pas. » Le trio donne le ton, pour une nouvelle approche de la culture, moderne et fraîche.

Laisser un commentaire